Après avoir descendu le Portugal et fait quelques escales en Algarve (sud du Portugal), nous nous sommes arrêtés presque 10 jours dans la Baie de Cadix. Situé en Andalousie, cette baie offre déjà beaucoup de soleil et de chaleur auxquels nous n’avons pu résister !

Nous nous sommes d’abord arrêtés quelques jours dans le Port de Rota. Cette ville, ainsi que Cadix que nous sommes allés visités peu après, ont un avant-goût de l’Afrique du nord. Maisons blanches et magnifiques rias.

Quel plaisir que de faire un peu de tourisme et de découvrir les terres.

J’en ai également profité pour coudre les tauds de soleil pour le cockpit. Il faut dire que ces protections solaires sont devenues indispensables !

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Après nous être délecté de ce qu’offrent la ville et le port, nous sommes partis un peu plus loin dans la baie. Cette fois au mouillage. Quatre jours très sympathiques où nous avons rencontrés Kij, un danois voyageant sur son bateau et ayant le même programme que nous. Nous avons beaucoup partagé et profité d’une petite balade sur son voilier.

Lucas a sorti la planche à voile. Heureux de pouvoir enfin utiliser pour la première fois le cadeau que nous lui avions fait pour ses trente ans !

Cette première petite pause au mouillage était un délice, un avant-goût de ce qui nous attend côté Méditerranée.

Ceci dit, après quelques jours de vacances, il est déjà temps de mettre le cap sur Gibraltar. La météo est particulièrement bonne pour traverser, il serait dommage de manquer cette belle fenêtre.

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Détroit de Gibraltar

 

Un des endroits les plus fréquentés au monde en termes de trafic maritime. Entre deux continents, se croisent les plus gros cargos du monde, des ferries et autres bateaux militaires. En plus de tout ce beau monde, il faut se méfier du vent s’engouffrant entre les deux morceaux de terre, créant un effet venturi où les rafales peuvent être très impressionnantes.

Nous choisissons de passer le samedi 11 juin. Le soleil est au rendez-vous et le vent nous pousse dans le bon sens. Après avoir passé la ville de Tarifa (côté Espagnol), réputé pour ses vents forts, nous continuons tranquillement vers la baie de Gibraltar et la sortie du détroit. Nous avons eu la bonne surprise de ne pas avoir de vent fort devant Tarifa. Il n’en fut pas de même en face de la baie de Gibraltar qui nous a réservé des petites rafales à près de 40 nœuds (env. 80 km/h) et un bon 30 nœuds établi en permanence.

Tau Here a passé ces bourrasques avec une facilité déconcertante ! Lucas s’est également bien régalé, bien qu’il fallait être extrêmement vigilant aux tankers, véritables building mouvants, nous coupant parfois la route, ou encore aux ferries, fusant à près de 15 nœuds pour amener les voyageurs d’un continent à l’autre.

Le vent, les vagues et le (fort) courant nous poussant dans le bon sens, nous sommes très rapidement arrivés en Méditerranée.

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Nous sommes actuellement en train de rejoindre tranquillement les îles Baléares. Un « petit » problème technique nous a quelque peu ralenti, nous avons pu réparer et attendons maintenant des vents favorables pour remonter vers Ibiza.

 

Mais qu’est-ce donc que ce problème ?! Que nous est-il arrivé ?!

En arrivant au port d’Almérimar au petit matin, une fois le bateau amarré, je descends dans le bateau pour prendre quelque chose à grignoter et à boire. Surprise, je me retrouve les pieds dans l’eau… Purée on ne se repose jamais ! Lucas se met immédiatement à pomper l’eau avec la pompe manuelle, de mon côté je cours dans tous les sens pour trouver une pompe électrique. Bon sang, notre bateau est-il en train de couler ????

Une fois l’eau évacuée, nous faisons un petit bilan : tout d’abord, il n’y a plus d’eau qui entre, il ne s’agit donc pas d’une voie d’eau ; nous rallumons le moteur, des fois qu’il y ait une vanne d’aspiration d’eau défectueuse… Rien de ce côté-là non plus. Nous explorons toutes les possibilités, vérifions toutes les vannes, mais en vain. Pas de trace d’une voie d’eau et l’eau ne s’infiltre plus… Lorsqu’enfin, Lucas met le doigt sur le problème : durant la traversée entre le port de la Duquesa et Almérimar (près d’Alméria où nous nous trouvons actuellement), le tuyau de la pompe de calle s’est pris dans l’arbre l’hélice du moteur. La pompe de calle HS, et le presse-étoupe de l’arbre d’hélice un peu desserré. Résultat le presse étoupe n’était plus étanche, beaucoup d’eau rentrait dans le bateau. La pompe de calle étant hors service, l’eau ne s’évacuait pas.

Je vous rassure le problème est réparé. Nous avons solidement rebranché et changé le tuyau de la pompe de calle et resserré le caoutchouc étanche du presse-étoupe. Après tout cela nous sommes partis faires quelques essais en mer, où nous avons poussé le bateau et le moteur pour s’assurer que nos réparations soient efficaces.

Bien entendu, nous allons garder un œil dessus pendant un bon moment !