En devenant nomade digital, bien sûr !

Si tu découvres ce concept, sache tout d’abord que le nomadisme digital n’est pas un métier. C’est un mode de vie au sein duquel l’idée est d’être professionnellement et financièrement libre afin de pouvoir voyager ou vivre où bon nous semble.  

Pour cela, le (futur) nomade dématérialise son métier (ou en apprend un), devient indépendant, freelance et travaille depuis son ordinateur dans le lieu de son choix. Il y a beaucoup de métiers que l’on peut exercer de cette façon. Mais voyons d’abord le profil du nomade digital, comment fait-il pour s’organiser, combien gagne-t-il et comment le devenir ?

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Mais qui sont les nomades digitaux ?

Le portrait-robot du nomade digital n’est pas facile à dresser. Il y a beaucoup de profils différents : des familles, des jeunes, des moins jeunes, des couples. Il y a ceux qui s’installent dans un pays durant plusieurs mois ou années, ceux qui changent régulièrement de destinations, des backpackers, des adeptes du coliving, des vanlifer ou encore, comme nous, des voyageurs à la voile. On trouve aussi des fans de grandes villes, d’autres qui préfèrent les grands espaces. Mais on peut tout de même noter deux particularités :

  • Le nomade digital est en quête de liberté et d’épanouissement ;
  • Il a dématérialisé son activité professionnelle.

Niveau professionnel, on peut “diviser” le nomade digital en trois grandes catégories plus une :

  • Le salarié remote : il travaille pour une boite à distance. Il a des horaires plus ou moins flexibles et touche un salaire fixe ;
  • Le freelance : il travaille à son compte et doit régulièrement trouver de la clientèle ;
  • L’entrepreneur : il crée une activité autour d’un concept ou d’une idée qu’il monétise (par exemple vendre des cours en ligne, créer une plateforme de communication…)
  • La catégorie bonus est le nomade slasher qui cumule plusieurs de ces types d’activité. Par exemple un entrepreneur qui propose également des missions en freelance pour assurer un revenu le temps que son activité soit lancée.

Deux autres caractéristiques communes aux nomades numériques sont la passion pour son activité et sa force de travail. En effet si vivre depuis où on le souhaite en étant son propre patron fait rêver, cela demande un investissement personnel considérable. Que tu sois freelance, remote ou entrepreneur, il te faudra :

  • Une organisation en béton ;
  • Travailler ton réseau ;
  • Chercher de la clientèle, ou faire des campagnes pour trouver des financements ;
  • Maîtriser toute une batterie de métier en plus de ton activité principale (communication, rédaction, comptabilité, gestion de la clientèle…).

Nous sommes bien loin de l’image “rose poudrée” du nomade travaillant sur la plage en sirotant des noix de coco à longueur de journée. Le nomade digital passe en fait des heures dans les coworking space ou les cafés à travailler sur son activité. Cela étant dit, il profite tout de même des plages de rêves (ou tout autre destinations qui le fait vibrer) en s’organisant des moments de liberté et de voyage.

L’organisation du nomade digital :

Le principal avantage est que l’intégralité de notre vie professionnelle tient dans un laptop (voire une tablette tactile !). Se former, créer un réseau de partenaires, trouver des clients, faire sa veille professionnelle, réaliser une mission pour un client, tout se passe à travers l’écran !

Selon moi, la réponse au titre de cet article “Comment vivre librement et gagner sa vie” tient en un mot : ORGANISATION.

Bien sûr, on peut le décomposer :

  • Prendre le temps de mettre au point une stratégie (échouer, recommencer…) ;
  • Définir des objectifs clairs, mesurables, quantifiables et faire régulièrement le point ;
  • Prendre en compte son mode de vie. Être mobile comporte des contraintes et il faut les allier avec son activité.

Au fil des mois, nous avons mis sur pied une organisation globale qui fonctionne plutôt bien et qui est divisée en trois phases. Elle prend surtout en compte les contraintes liées au bateau, mais tu peu largement t’en inspirer même si tu voyages en sac à dos !

  • Phases de travail : comme tout le monde, nous travaillons la semaine (et parfois même les week-ends), gérons notre clientèle, partons à la recherche de prospects, réalisons les projets que nos clients nous ont confiés. Cette phase est souvent très chargée. Nous nous installons plusieurs mois dans un mouillage confortable avec un accès wifi ou 3. Cela permet de créer une routine et d’être efficace. Ceci dit, les jours de repos, nous profitons du lieu où nous sommes : visitons, faisons des treks, rencontrons des gens, bref nous voyageons en travaillant !
  • Phases de transitions : ce sont les moments où nous finalisons nos contrats, préparons nos futures navigations, préparons le bateau… Nous sommes toujours disponibles pour nos clients et partenaires, mais les journées de travail sont moins chargées. Les missions sont presque finies et nous ne prévoyons pas d’autres contrats sur le court terme.
  • Phases de voyage : c’est le but de notre mode de travail ! Nous voyageons, découvrons, rencontrons… Nous restons disponibles pour nos clients et partenaires, mais nos missions sont bookées. Idéalement, nous avons des contrats déjà prévus pour les semaines qui arrivent, une fois de nouveau installés.

Combien gagne un nomade digital ?

Tout dépend de ton activité, du temps que tu vas y consacrer, de ton expérience, de ton réseaux, etc. Dans les métiers du web, les revenus dépendent souvent de la séniorité :

  • Junior : 1 à 2 ans d’expérience
  • Confirmé : 3 à 4 ans d’expérience
  • Sénior : 5 à 10 ans d’expérience
  • Master : plus de 10 ans d’expérience

Cela dépend également aussi de l’activité, un graphiste junior ne prendra pas le même tarif qu’un développeur junior et celui d’un community manager junior sera encore différent.

Enfin, la période joue également sur les variations de tarifs qui évoluent au fil des ans.

Alors je sais qu’avec tout cela, je ne te donne pas un chiffre précis et que tu souhaites connaître ton futur revenu pour savoir si oui ou non, tu vas pouvoir te lancer dans cette aventure ! M’étant impossible de te donner un chiffre, je peux tout de même t’assurer d’une chose : tous ces métiers sont des métiers à forte valeur ajoutée et dans la plupart des cas très recherchés. Le taux horaire moyen est bien au-delà du SMIC (attention, tu payes tout de même des charges sur tes revenus) et se situe aux alentours de 30 à 40 €/h brut pour la fourchette basse, tout type d’activité confondu.

J’attire encore une fois ton attention sur le fait que ce chiffre dépend de nombreux facteurs et qu’il n’est pas à prendre au pied de la lettre. Il sera parfois plus judicieux de facturer à la journée, au forfait, au mot (si tu es traducteur ou rédacteur)… Les plateformes prennent souvent une commission qu’il faudra ajouter à ton tarif. Les heures passées à faire de la prospection ne sont pas facturées et ton revenu dépendra également du remplissage de ton agenda.  A toi de te fixer des objectifs ! Voici un outil pour t’aider à calculer ton taux horaire.

Comment devenir digital nomade ?

Devenir nomade digital est à la fois un processus rapide et long ! Je m’explique.

C’est très rapide et simple de devenir nomade. Les contraintes sont minimes. Le statut auto-entrepreneur facilite grandement son lancement en tant que freelance ou entrepreneur. Il existe également beaucoup de formations en ligne, on peut commencer avec un budget minime et l’achat d’un PC ou d’une tablette reste accessible quel que soit ton budget. Les plateformes de freelancing permettent de trouver de la clientèle sans avoir de réseau professionnel, et sans connaître tous les préceptes du marketing digital.

C’est aussi un processus long. Parce qu’on ne créer pas une entreprise en deux minutes, ni même en quelques semaines. Le cheminement est le même que pour un entrepreneur sédentaire. Il faut penser à un budget de départ qui te permettra de vivre le temps de gagner tes premiers euros. Il faut également prendre le temps de se familiariser avec l’environnement 100 % digital, développer de nouvelles compétences, créer un réseau, etc. Et tout cela en prenant en compte tes envies et contraintes liées au voyage et ta vie personnelle.

Alors voici quelques pistes pour te lancer :

  • Prends le temps de faire le point sur tes compétences actuelles ;
  • Explore le digital, familiarise-toi avec cet univers (tu peux par exemple télécharger la boîte à outils du nomade digital) ;
  • Forme-toi ;
  • Prends le temps de te constituer un budget pour vivre X temps quand tu te seras lancé à 100 % ;
  • Ne tarde pas à te lancer dans ta nouvelle activité : fait ça le soir, le week-end… Plus tôt tu commences, plus tu accumuleras d’expérience, de compétences, de connaissance pour partir sur de bonnes bases.

Conclusion :

Vivre librement avec ses propres contraintes n’est pas un rêve. Les nomades digitaux sont de plus en plus nombreux. Nous, nous vivons de cette manière depuis 2016. Il semblerait que l’indépendance professionnelle soit une réponse directe au mal-être en entreprise où il est parfois difficile de s’épanouir. Par ailleurs, voyager, découvrir le monde est un souhait pour beaucoup d’entre nous et adopter le way of life du nomade digital est la meilleure façon de le faire. Beaucoup de destinations sont accessibles à des budgets tout à fait raisonnables. C’est d’ailleurs une des raisons principales du succès de ce lifestyle. Encore mieux : tu peux choisir ton mode de voyage. Certains partent en backpack, d’autres louent des appartement, d’autres encore vivent dans des colivings. On trouve également des nomades digitaux en van, à vélo et voilier (ce qui est notre cas actuellement et depuis trois ans !).

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