Madère, l’île aux fleurs

 

Nous avons navigué durant cinq jours pour atteindre l’île de Madère. Pour des navigateurs avertis cela peut paraitre peu. Pour Lucas rien de spectaculaire, de mon côté je me dis qu’il faut être « balaise » pour traverser des océans !

C’est avec beaucoup de joie que nous posons le pied à terre le 30 juillet. Nous faisons une première escale à la Marina de Quinta Do Lorde, tout à l’Est de l’île, elle a visiblement une bonne réputation et il est difficile d’obtenir une place à Funchal, la capitale. Cependant, malgré tout le confort, le modernisme et la gentillesse du personnel, nous tentons dès le lendemain d’obtenir une place à Funchal. Quinta Do Lorde est hors de prix et seul un bus peu desservit permet de quitter ce village vacance construit de toute pièce et vide de clients.

Nous arrivons alors à Funchal. Changement d’ambiance radical ! Le port est historique et accueille les voyageurs de passage depuis des dizaines d’années. Nous obtenons une place sur le quai à couple d’un autre bateau. C’est un peu le bazar à Funchal, on cale les bateaux qui arrivent comme on peut ! Et c’est ce qui fait le charme de cet endroit. Tout le long du quai, les voyageurs y ont inscrit le nom de leur bateau, la date de leur passage, parfois un joli dessein pour illustrer leur passage et leur voyage.

Cette fois nous sommes bel et bien sur la route du voyage !

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Il ne reste que quelques jours à Arthur, un de nos équipiers, pour profiter de l’île avant de partir. Nous décidons de louer une voiture durant 24h pour s’évader librement. Nous commençons le soir par se rendre tout à l’Ouest de l’île pour y admirer le coucher de soleil. On a beau en avoir de magnifique tous les jours de navigation, c’est un spectacle dont nous ne nous laçons pas. Nous faisons quelques arrêts dans la campagne Madéroise et prenons conscience de la géographie du lieu : mais comment les premiers habitants ont-ils fait ? L’île est un immense caillou au dénivelé important. Lorsque les portugais s’y installèrent il y a plus de cinq siècles, l’île était inhabitée et entièrement recouverte de forêt originelle. Les premiers colons se chargèrent donc de bruler tout ce bois, planter de la canne à sucre et construire un impressionnant réseau d’irrigation. Malgré toutes ces années de façonnage, et l’introduction des moyens modernes comme la construction d’une voie rapide, se déplacer dans l’île reste un peu compliqué lorsque l’on n’est pas du coin !

La difficulté de se déplacer et de transformer cette île lui a permis de conserver tout son charme. Les Madérois sont soucieux de préserver leur environnement, les apports en eau et en électricité sont en majorité issus du renouvelable et la forêt primaire est protégé.

Tout à l’Ouest de l’île nous tombons sur un petit restaurant : terrasse sur les hauteurs face au coucher de soleil, barbecue, pas plus de six ou sept tables et l’entreprise est familiale. Il n’en faut pas plus pour nous charmer et passer une excellente soirée.

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Les visites, les randonnées, les découvertes s’enchainent durant les dix jours que nous avons passés à Madère. Nous en avons grandement profité. Le climat, les produits locaux, les Madérois, les paysages, la mer d’une clarté incroyable, tout est là pour vous charmer ! La seule ombre au tableau : les prix, le coût de la vie est assez élevé et la moindre activité atteint des sommets en termes de tarifs ! Nous avons d’ailleurs renoncé à certaines d’entre elles pour cette raison.

Nous serions bien restés un peu plus longtemps, mais une belle fenêtre météo s’ouvre devant nous et notre équipière Annouk voudrait bien voir les Canaries avant de repartir dix jours plus tard !

Après quelques discussions concernant le choix de l’île, nous mettons le cap sur La Palma, l’île la plus à l’Ouest des Canaries, la plus verte et depuis laquelle il est normalement aisé de rejoindre La Gomera et Tenerife où nous projetons de faire escale également.