Nous avons passés plus de 8 mois en Espagne, 4 dans les Canaries et cela fait presque 5 mois que nous sommes en Martinique. Et pourtant j’ai l’impression que nous avons à peine gratté la surface !

Parfois, quand je dis aux gens que nous avons passé beaucoup de temps en Espagne, mais que nous ne sommes pas allés à Barcelone ou que nous n’avons pas vu Séville, je peux voir le regard d’horreur et de perplexité sur leurs visages. Je peux presque lire dans leurs pensées, me demandant « Qu’est-ce que tu as fait pendant 8 mois alors? »

En fait nous aimons voyager lentement, et plus nous le faisons, plus cela a de sens pour nous !

Qu’est-ce que le slow travel ?

A l’ère de la vitesse et de la technologie, le mouvement slow fait sens pour de plus en plus de gens. Tout comme le « slow food » dont l’idée est de (re)prendre le temps de manger, retrouver la saveur des aliments, « le slow travel » (voyager lentement) cherche à s’écarter de la boulimie consommatrice du tourisme. Le Slow travel est une façon de voyager responsable, rencontrer les autres et s’imprégner des lieux.

En tant que Digital Nomad, notre voyage n’a pas de fin programmée. Nous pourrions faire le tour du monde chaque année en passant par des pays différents. Nos followers sur instagram en seraient ravis ! Et puis si l’aventure devait s’arrêter, pas de regrets, nous aurions vu la moitié de la planète. Pour autant nous avons choisi de voyager plus tranquillement.

Je te donne mes 5 raisons de pourquoi pratiquer le slow travel quand on est Digital Nomad :

  • Le slow travel coûte moins cher

Comme dans beaucoup de domaine le nerf de la guerre c’est le budget ! Quand on est digital nomade, on a en partie résolu cette question. Nous avons trouvé une source de revenus nous permettant de vivre en voyageant. Cependant lorsque l’on est entrepreneur, et c’est le cas de beaucoup de nomades numériques, les revenus ne sont pas toujours stables.

Rester longtemps dans un endroit permet de faire des économies : on peut par exemple trouver une colocation pour quelques mois et partager tous les frais de la vie courante. Vivre local coûte moins cher.

A l’inverse, être en déplacement coûte de l’argent : billets d’avions, de bus, essence, snack, resto, hôtels…

Réduire ses déplacements, c’est réduire ses charges !

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  • Le slow travel permet d’être plus productif

L’organisation est une des clés de la réussite lorsqu’on entreprend. Ce n’est pas toujours évident de gérer son agenda, répondre à ses prospects / clients, trouver de la clientèle, gérer ses réseaux sociaux, réaliser ses prestations. Tout cela demande de bien aménager son temps.

Se créer une petite routine pendant quelques mois est très bénéfique. Cela permet de se fixer des heures de travails, de s’aménager des jours (ou des moments dans la journée) de repos. Courir partout entre transport, recherche de logement, découverte touristique n’est à mon sens pas idéal pour notre productivité.

Lorsque nous arrivons à un endroit, une fois nos marques prises, nous consacrons nos jours de repos à la découverte de notre nouvel environnement. Le reste du temps est consacré au travail. Finalement cela ressemble beaucoup à une vie classique. Malgré tout notre amour pour le nomadisme, un peu de routine bien organisée nous permet de « nomader » sur le long terme.

  • Le slow travel pour être plus connecté aux autres

Rester longtemps quelque part permet aussi de faire des rencontres différentes. Lorsque l’on passe de guest house en auberge de jeunesse, on rencontre beaucoup de monde. Cela est très sympathique et enrichissant car la multi culturalité foisonne dans ces lieux.

Le slow travel apporte une touche en plus : on a le temps de rencontrer les gens qui vivent là. Finalement beaucoup de voyageurs souhaitent découvrir les coutumes, les habitudes, le way of life du pays visité. Y passer en coup de vent permet de découvrir cela en surface. Y passer du temps, permet de découvrir une ville, un quartier et ses habitants plus en profondeur. Le fait de vivre sur un rythme « classique » et non « vacance » permet également d’être en phase avec les locaux.

C’est ce qui me fait le plus vibrer dans notre mode de vie. Pendant quelques mois je vie « à l’espagnole », « à la canarienne », « à l’antillaise », « à la chilienne »…  je rencontre des locaux qui me donne leur bons plans, souvent nous devenons amis car nous avons le temps de tisser des liens.

  • Le slow travel permet d’éviter le burnout du voyageur

On nous demande souvent si nous ne sommes pas fatigués de voyager. Je pense que c’est parce que beaucoup d’entre nous réalisons que le mouvement constant peut être fatiguant. Quand tu voyage lentement tu ne te fatigue pas. Tu n’es pas sans cesse en train de courir pour boucler toutes tes visites en 3 jours. A la place tu peux étaler tes visites sur plusieurs semaines et faire pleins d’autres choses entre temps.

Je discutais avec un ami voyageur il y a quelques temps. A un moment de son voyage il a ressenti un réel besoin de rentrer chez lui. Nous nous sommes questionné car moi je n’ai encore jamais ressentis cela, pourtant je voyage depuis plus de deux ans et lui seulement quelques mois. Etre constamment dans le mouvement et enchainer les visites et les paysages a fini par ne plus faire sens pour lui.

  • Le slow travel pour le bien-être émotionnel

Lorsque tu prends la décision de devenir un nomade numérique, tu sacrifies sciemment la stabilité pour la liberté. Trouver un équilibre entre les deux est le Saint Graal du digital nomade et une bonne façon de le trouver est de voyager lentement. Rester dans un endroit pour un mois ou plus, permet plus facilement de s’installer dans une routine et se familiariser avec son environnement. C’est une bonne façon d’allier vie professionnelle et personnelle. Selon moi ceci est important pour le bien-être émotionnel.

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Le slow travel serait donc l’unique façon de voyager ?

Non fort heureusement ! C’est cependant la façon que nous aimons le plus. D’autres digital nomades préfèrent voyager plus rapidement.

La plupart du temps nous nous installons quelques mois. Parfois nous voyageons plus vite, le Portugal et Madère ont été des lieux de passages, les Baléares aussi.

Toutes les destinations ne se prêtent pas au slow travel. Mais dès que nous le pouvons, nous voyageons lentement ! Le voyage n’est pas une course, et pour reprendre l’expression clichée du voyage : ce n’est pas la destination qui compte, c’est le chemin pour y parvenir.

 

Le slow travel te plait ? Laisse-moi un commentaire ci-dessous pour me dire ce que tu en penses.