La vie de nomade et qui plus est en voilier me plaît beaucoup. C’est un « lifestyle » qui fait sens pour moi. Malgré les nombreuses contraintes du voilier et du nomadisme, rentrer, ne plus passer d’un endroit à un autre, trouver un emploi stable, ne me conviendrait pas. Le voyage est bien trop enrichissant. En tout cas je ne m’en suis pas encore lassée.

Ceci étant,  il y a tout de même une chose à laquelle je n’arrive pas à me faire. Les départs.

Oui, oui, oui, je sais ! Mon blog s’appelle Nomad Life, je voyage en voilier et je cris sur tous les toits que le nomadisme « y’a que ça de vrai » !

Mais enfin, je n’ai pas envie de le cacher, les départ sont durs. Parfois c’est un déchirement. A chaque fois je dois renoncer à tout ce que j’ai trouvé de bien à un endroit. Les rencontres, les petits commerces, les lieux où l’on se sent bien, les habitudes …

Ah oui les habitudes, parlons-en. En fait c’est à cause d’elles que je ne veux plus partir à chaque fois. Parce qu’en fait la routine est tellement confortable. Même plus que cela, elle est rassurante.
Et chaque départ signifie en quelque sorte de se mettre en « danger ».

Le marché de Santa Cruz, un vrai délice. On y trouve tout, pour pas cher ! J’étais bien triste de devoir le quitter !!

Je redouble d’efforts à chaque fois pour ne pas céder à cette angoisse. Mais rien n’y fait. Quelques semaines avant le départ, ce sentiment vient à ma rencontre. J’ai cette impression qu’il faut que je prépare tout, que je fasse tout, que j’achète tout avant de partir car je ne retrouverai pas tout ce dont j’ai besoin à ma prochaine destination. Franchement… ça ne m’est jamais arrivé !

Et le jour du départ, je ne vous raconte même pas…

En fait si je vous raconte ! Je ne suis plus qu’une boule de stress… C’est presque si je ne suis plus capable de tirer sur un bout. Du coup j’ai le mal de mer dès le départ. Et parfois il met du temps à me quitter.

Alors zut quoi ! Non parce qu’à côté de ça j’adore arriver à un nouvel endroit ! Dès que l’ancre est posée, que nous commençons à découvrir la zone en annexe ou à pied, que l’on découvre la petite épicerie, la quincaillerie, le bar où l’on rencontre tous les marins… Et bien ça y est je n’ai plus envie de partir !!!!

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Les balades dans les forêts des Canaries, dur dur à quitter aussi !

Nous partons dans le Sud des Antilles dans quelques semaines, alors ça y est je commence à paniquer ! Mais bon sang !! Nous serons à 48h de navigation de la Martinique ! Même si j’ai oublié quelque chose, nous trouverons bien une solution facilement ! Heureusement partir c’est aussi arriver, et j’ai quand même super hâte de découvrir le Sud et de passer quelques mois sur une île anglophone, c’est ce qu’il me fallait pour améliorer mon anglais !