On entend beaucoup parler de minimalisme et en quelques mois de nomadisme, nous avons totalement adopté ce concept !

En fait, quand tu te prépares à la vie de nomade, c’est une notion que tu comprends rapidement. Et même si tu ne t’étais pas posé la question avant de partir (c’était mon cas), tu te rends vite compte que tu vas devoir vivre avec le minimum. Mais le minimalisme, c’est plus que cela. À l’heure où nous sommes envahi par la consommation et où tout donne envie, nous sommes de plus en plus nombreux à nous détacher du matériel et des contraintes en général. Comme pour se libérer l’esprit et vivre les choses de manière plus concrète, plus absolue.

Le nomade digital en a fait un véritable art de vivre. Qu’est-ce que le minimalisme exactement ? Adopter ce way of life nous rend-il vraiment plus heureux ?  

Le minimalisme ça s’apprend

Commençons par la définition de Wikipédia. Il nomme le minimalisme “Simplicité volontaire” et le définit comme :

Un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation, ainsi que les impacts de cette dernière.

Le mot volontaire est ici très intéressant : cela évoque la nécessité d’un effort, une réelle volonté pour vivre plus simplement. Faire simple serait en fait compliqué ? En un sens, oui. Si je prends ma propre expérience, le jour où nous avons dû vider la maison et ne garder que l’essentiel pour partir vivre sur notre voilier, c’était l’apocalypse ! Comment faire le choix de prendre ce pull et pas celui-ci ? Quelle paire de chaussures garder ? Et le bouquin de cuisine de 300 pages, je ne le garderais pas “juste au cas où” ?

En soit, j’étais plutôt contente de me débarrasser de toutes ces choses. Mais nous avons mis des semaines à le faire. Il faut d’abord faire des choix et réfléchir à ce qui sera vraiment efficace, utile. Le problème, c’est que tout (ou presque) me paraissait indispensable !

Si tu avais vu la quantité de choses que nous avons vendu et donné… On ne se rend pas compte de tout ce que l’on accumule quand on vit dans une maison ou un appartement.

La première sensation est très agréable. On est comme libéré. Comme si toutes ces choses étaient un poids. C’est étrange tout de même, quand tu réfléchis au fait que tu as cravaché pour les avoir ! Tu as travaillé dur pour te payer cette petite robe, la dernière console de jeux, ou le dernier robot-ménager.

Une fois la maison vidée, nous avons emmené les quelques cartons qui nous restaient dans le bateau. Quelques mois plus tard, nous avions la sensation qu’il y avait encore trop de choses. Finalement, les trois plats à gâteaux, la collection de manga et les quatre pull de couleurs différentes n’étaient absolument pas nécessaire. Nous avons donc fait un autre tri et nous sommes encore un peu débarrassé de nos biens matériels.

Cela est arrivé trois fois en tout. Et aujourd’hui nous n’avons vraiment que l’essentiel à bord. Pourquoi cette envie de nous débarrasser de ces choses alors que nous avions théoriquement la place de les conserver ?

Less is More

Moins c’est plus. Et c’est en fait la réponse à la question que je me suis posée au chapitre précédent. Quand tu as moins de choses, tu as plus d’espace, plus de temps, plus de “cerveau disponible”.

Le concept “Less is More” nous vient en fait de l’architecte Ludwig Mies Van Der Rohe qui avait pour objectif de créer des espaces neutres, avec des matériaux intègres, laissant ainsi toute la liberté à la lumière et à l’aménagement des espaces intérieurs.

Si l’on étend cela au mode de vie minimaliste, l’idée est de se dégager l’esprit. Comme s’il était perturbé par les objets inutiles qui nous entourent. Est-ce vrai ?

Je dois dire que depuis que nous sommes nomades et que nous avons adopté le minimalisme, nos esprits débordent d’idées et de projets en tout genre. C’est aussi une excellente façon d’économiser de l’argent. Moins de consommation, c’est :

  • Plus d’économie ;
  • Plus de respect pour notre environnement ;
  • Plus de légèreté pour voyager.

Le nomade digital, un as du minimalisme

Si la définition du minimalisme est de se débarrasser des choses qui nous sont inutiles, c’est aussi et surtout un état d’esprit. L’idée globale est en fait de ne se concentrer que sur l’essentiel pour atteindre ses objectifs.

Concernant le travail par exemple : travailler huit heures par jour, cinq jours par semaine pour gagner cinq semaines de vacances par an est antinomique du minimalisme. Et ça le nomade digital l’a bien compris. On arrête de se disperser et on se concentre sur ce qui est vraiment important pour nous. L’idée en devenant nomade est de redonner de l’importance au temps, à sa santé, à son argent. En un mot à sa vie.

Le nomade digital a alors supprimé toutes les “sources de distractions” qui l’empêchent de vivre selon ses valeurs et d’atteindre ses objectifs de vie. On supprime alors :

  • Notre travail salarié qui prend une part énorme de notre temps ;
  • La maison, l’appartement, les crédits ou encore la voiture, qui prennent une trop grosse part de nos revenus ;
  • La routine, un quotidien qui est néfaste pour notre santé mentale et nous empêche de penser librement.

Libéré de tous ces fardeaux, le nomade n’a plus qu’à se reconstruire une activité, une routine et choisir les biens matériels qui lui sont vraiment utile.

Par ailleurs, le numérique permet de minimiser un maximum de choses. Le nomade digital dématérialise la majorité de sa vie et de son activité : sa bibliothèque (grâce à une liseuse), sa banque, et surtout son travail. Une grande partie (voire l’intégralité) de sa vie professionnelle, administrative, mais aussi sa formation, ses loisirs (lecture, vidéo, podcast) se trouve dans un laptop ou une tablette. Un objet pour mille applications. De quoi laisser un espace considérable au reste de sa vie.

Est-ce pour autant une situation inconfortable ?

Lorsque nous expliquons à nos proches notre façon de vivre, beaucoup nous répondent qu’ils seraient tout à fait incapables de vivre ainsi. En effet, si l’idée est intéressante, ils ne se verraient pas vivre sans confort. Mais qui s’infligerait de vivre sans confort volontairement ?! Surtout que ce que recherche le nomade en priorité est le bien-être et l’épanouissement. L’idée n’est pas de partir s’infliger des souffrances juste parce que c’est à la mode en ce moment ! Non tout cela est bel et bien une question de point de vu. Si au départ cela semble être un véritable défi, et ça l’est (créer son activité, vivre avec peu…), à la longue le minimalisme devient tout à fait naturel et la sensation d’inconfort ne vient pas nous déranger, bien au contraire.

Conclusion

Le nomade digital a adopté à 100 % le concept de simplicité volontaire. Si un temps d’adaptation est nécessaire, revenir en arrière en s’installant dans une grande maison avec pleins de choses dedans, reprendre une activité salarié ou contracter des crédits est rarement envisagé par le nomade. Ce que nous prenions pour un besoin avant de découvrir ce mode de vie est finalement plutôt vu comme un fardeau, une maladie à éviter absolument ! Le minimalisme est une très bonne façon de développer sa créativité, sa curiosité et de vivre beaucoup simplement que ce que nous impose la société occidentale actuelle.

Si toi aussi ce way of life te tentes, télécharge la boite à outil du nomade digital pour commencer dès maintenant à préparer ta vie nomade !👇

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