L’aventure nomade digitale est merveilleuse. Si tu n’es pas encore très familier avec le concept, je te le résume en une seule phrase : tu travailles de ta passion, tu es ton propre patron, et cela, tu le fais où ça te chante dans le monde.

Ok la, je le sens, tu es prêt à signer de suite ! En fait, tu t’en doutes, si c’était aussi simple, je n’écrirais pas un blog sur le sujet et ce serait d’un banal comme d’acheter sa baguette de pain. Cela dit, le nomadisme digital a de plus en plus d’adeptes et tend à se normaliser, mais nous reviendrons sur cela lors d’un prochain article. En attendant voici les 4 erreurs à éviter pour ne pas rentrer au bercail trop vite une fois lancé dans l’aventure.

Partir sans économies

Que tu sois déjà freelance, entrepreneur ou que ton activité soit en cours de développement, bien préparer son départ est important. Dans tes bagages en plus de la crème solaire, des tongs et de l’ordinateur, il ne faudra pas oublier d’emmener des économies.

Cela peut paraître simple, mais l’idée est de bien calculer les coûts de la vie sur place et de se laisser un budget te permettant de vivre plusieurs mois si jamais ton activité ne décollerait pas immédiatement ou subissait une petite baisse (les aléas du freelance). Tu vas te retrouver dans un univers que tu ne connais pas, il va falloir que tu prennes un nouveau rythme et les galères du voyages (qu’on adore) viendront forcément frapper à ta porte.

Autant mettre toutes les chances de ton côté et partir couvert, c’est ton assurance réussite.

Ne pas équilibrer les temps de voyage/travail

Pour l’organisation au long-court, il y a plusieurs écoles. Certains nomades sont des assoiffés de paysages et de découvertes. Ils voyagent assez vite, un mois maximum par destination. Quand nous avons commencé, nous étions dans cet état d’esprit. Après tout notre objectif principal était de voyager. Mais très vite, nous nous sommes rendu compte qu’il était très compliqué d’être pleinement efficace dans notre activité en voyageant de cette façon-là. Surtout, quand tu es freelance, tu as des délais de livraison et la relation avec ton client est importante. Quand on est constamment sur les routes, avec une connexion variable et des aléas dans le planning, la productivité n’est bien souvent pas au rendez-vous. Bien décidés à ne pas nous arrêter complètement de voyager, nous avons adopté le mode “Slow travel”. Une autre façon de voyager, bien plus en accord avec nos projets professionnels. Frustrant ? Absolument pas, nous prenons le temps de découvrir pleinement les lieux, de faire des rencontres et de vivre à la mode du lieu où nous nous trouvons. Culturellement et sur le plan personnel, c’est vraiment enrichissant.

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Gérer son activité comme on pourrait le faire pour son voyage (comme ça vient)

Le voyage, c’est l’aventure, se laisser porter par les opportunités, les rencontres ou encore un billet de train pas cher au moment où l’on passe par là. C’est une très bonne façon de voyager. J’ai un ami nomade dont la devise est “best plan is no plan” ! Et franchement en suivant cette logique, ses voyages ont toujours été inoubliables. Le tout est de réussir à ne pas appliquer cela à ton activité. Autant c’est fun pour ta vie de voyageur, autant, c’est l’échec assuré si tu fais cela en tant que freelance ou entrepreneur. Et c’est là que le bât blesse : ton activité est en lien direct avec ta vie de voyageur, les deux ne sont pas vraiment dissociables. Comment faire ? Te fixer une ligne directrice béton pour ton activité, une organisation impeccable et t’y tenir. S’ouvrir au voyage “à la cool” seulement si cela n’entrave pas tes objectifs. C’est sur, vu comme cela, le tour du monde est moins fun. Mais c’est la réalité !

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S’enfermer dans son activité

Une tendance de l’entrepreneur ou freelance qui démarre est d’avoir la tête dans le boulot presque 100 % du temps. Tu vis freelance, tu manges freelance, tu dors freelance, tu penses à ce que tu as à faire quand tu es aux toilettes, tu te réveilles parfois la nuit avec une idée et te lèves pour la noter, etc. En tant que véritable workalcoholic, je plaide totalement coupable ! En même temps, je fais ce qui me passionne (comme écrire cet article !) alors compter mes heures ou attendre le lendemain pour noter une idée, très peu pour moi. Mais je dois avouer qu’il y a certains moments où l’on perd la notion de voyage, de nomadisme et d’aventure. Bien callée dans ma petite cabine-avant au mouillage, les visites, les rencontres ou encore les projets de destinations sont parfois bien loin. Hey camarade ! Il faut se secouer les puces !! Oui parce que si c’est pour rester enfermé chez soi, autant le faire sans se prendre la tête avec les visas et billets d’avion. Si c’est pour passer d’un hôtel à l’autre, alors ce mode de vie n’a aucun intérêt ! Si je te disais d’être mesuré dans tes délires de voyageur dans le chapitre précédent, je te rappelles aussi d’être mesuré dans tes délires d’entrepreneur !

 

Tu l’auras compris, le nomadisme digital est une question d’équilibre. La gestion de ton temps disponible, de tes envies du moment, de tes ambitions professionnelles, etc. Se laisser aller à l’aventure est possible, mais il faut le mesurer et se poser quelques questions avant de foncer tête baissée. Au contraire ne soit pas trop sérieux et statique, cela te gâcherait probablement le plaisir du nomadisme. En fait, en faisant un peu attention à tout cela, tu seras un freelance nomade bien dans ses baskets avec un revenu confortable te permettant d’envisager tout ce que tu souhaites !